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Mes «good news»

Des yodleuses qui en ont

Le yodel est indissociable du patrimoine artistique et culturel helvétique. De là à dire que cette technique de chant - qui repose sur une alternance entre voix de poitrine et voix de tête – est représentative de la Suisse contemporaine, il y a un pas qu’il ne faut pas franchir. En effet, les paroles chantées à tue-tête lors de grandes fêtes populaires mettent la plupart du temps en avant des hommes forts et dominants, tandis que les femmes, elles, y sont dépeintes comme de mignonnes créatures ou de tendres mères. Las, un groupe de yodleuses a décidé de mettre fin à ce patriarcat musical. En 2022, elles ont fondé à Stans un chœur féministe. Baptisée Echo vom Eierstock (écho ovarien), la joyeuse troupe est ouverte à toutes les mélomanes féminines ou s’identifiant aux femmes. Si le répertoire d’Echo vom Eierstock est relativement traditionnel, les textes des chants, eux, sont habilement transformés afin de faire écho à la société contemporaine, voire à celle du futur.

Le long voyage du papillon

Sauver la Terre d’un battement d’ailes: durant quatre ans, l’équipe réunie autour du projet suisse Solar Butterfly sillonne la planète à bord d’un mobile home solaire. Imaginée par le Lucernois Louis Palmer, l’épopée vise à présenter l’habitat durable du futur et à créer un réseau mondial d’acteurs climatiques. Fin août 2023, le «papillon» avait parcouru plus de 37'000 kilomètres, soit un tiers de son tour du monde. Après avoir traversé une partie du Canada et des Etats-Unis, il devait mettre le cap sur le Mexique puis descendre, d’ici la fin de l’année, au Panama.

Du vert sur les toits

Rafraîchir passivement la ville en été tout en végétalisant l’espace urbain. Et, au passage, protéger les matériaux des toits. Fondée par trois anciens étudiants en architecture de l’EPFL, la société Roofscapes met à profit une ressource largement inexploitée de nombreuses villes européennes, les toits. Dans les localités denses telles que Paris, les toits représentent pas moins du tiers de la surface horizontale, rappellent les jeunes entrepreneurs. Installés dans la capitale française, ils y recouvrent les bâtiments d’une couche organique généreuse permettant de réduire les températures de surface, d’améliorer la qualité de l’air, d’augmenter la rétention des eaux pluviales et d’offrir de nouveaux espaces aux espèces non-humaines en ville. Par la même occasion, ils s’évertuent à apporter une touche disruptive à un monde de la construction dont la transition est encore trop lente à leur goût.

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Patricia Michaud, Journaliste

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